‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 3)Chapitre 98 sur 155 · I. Les Heuxes · texte numérisé non relu

I. Les Heuxes

228 La Franciade.

Le chassera de son throsne royal.

Fuira banni vers son ami loyal, Roy d'Austrasie, où, suivant son usage, Sans révérer le sainct droit d'hostelage , Et J upiter protecteur d'amitié , Opiniastrç en toute manvaistié (uieux , destournez u» acte tant infâme Du cœur des rois!), luy honnipa.sa femme Pour le loyer de Tavoir bien rcceu.

L'homme de bien est volontiers deceu {a) »

^De Childeric esliront en la place Jn duc Gillon , d'italienne race , Oui régira les Romains à Soissons, Pire que l'autre en cent mille façons.

Le bon François, qui son prince désire , Plaignant le roy chassé de son empire , Rappellera Childeric son seigneur.

Luy, se voyant en son premier honneur] Amendera par vergogne ses fautes.

Lors, plein de force et d'entreprises hautes {^), Pour effacer de ses péchez le nom , Brave au combat, ne taschera sinon Que la vertu par les armes suivie Perde le bruit de sa première vie.

a [Adofic Suivra GiUon son ennemy Par les forests, les rochers, et pàrmy Les flots du Rhin. Gillon, plein de vergogne, S'ira sauver dans les murs de Coulocne, Que Childeric, à qui le cœur ne fauTt-, Le fer au poing emportera d'assauh ; "

L'homme courtpis aisément est deuu!

b, Var. :

// doitaprls, par entreprises hautes, Se corriger et amender ses fautes.

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