L'IMPRIMEUR A RONSARD
Tandis que Blanchemain pieusement recueille Ta grande œuvre , 6 Ronsard ! voilà qu'un Per- Tente de succéder aux Wechel, aux Buon, [cheron
xxviij Les Poètes
Et sur sa presse enfin tu renais feuille à feuille. Tu ne fen plaindras point; car du même berceau Sort un autre poète, un ami, ton Belleau.
A. Gouverneur,
Imprimeur de Ronsard, éditeur de Belleau.
Nogcnt-lc-Rotrou, mai 1867.
SONNET
La belle Antiauité s'est couchée au tombeau : Sur le Monae la nuit règne en toute-puissance ; Muse du vieil Homère, on pleure ton absence 1 Apelle et Phidias, Tarf n'est plus qu'un lambeau !
Enfin Ronsard survient! il reprend le flambeau Et le rallume au ciel. Déjà la Renaissance Brille. Je te salue en ta magnificence, Ronsard- Apollon, Dieu du jour, Dieu du beau !
Aventureux chercheur en des rives lointaines, Sur ton navire d'or tu ramenas Athènes Et ses Olympiens au divin souvenir ;
Tu rouvris le passé, source de l'avenir,
A la Muse gauloise encor toute rustique ;
Tu sonnas Pair nouveau sur la cythare antique.
Arsène Houssaye.
DU xix« Siècle. xxix