‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 4)Chapitre 9 sur 127 · STROPHES · texte numérisé non relu

STROPHES

Ce n'est pas en un jour oue la gfoire enfin classe Les noms qu'elleamarques,fussent-ils les plusgrands, Il faut qu'alentour d'eux plus d'un siècle se lasse ; Mais quand c'est l'heure, ils vont tout d'un vol â leurs

[rangs- Si la brume parfois monte vers leur lumière.

Elle les cache un jour, mais ne les éteint pas ^ Puis vient une autre aurore, égale à la première, Qui chasse pour jamais ces nuages d'en oas.

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xxiv Les Poètes

Tu connus ces retours d'ombre et de renommée, Ronsard : un court déclin te vaut un beau réveil. Ta gloire renaissante est doublement aimée :

Elle était Nébuleuse, on la fixe Soleil.

« Tu ne fiis, disait-on, qu'un bâtard de la Grèce, Un Vendômois d'Athène échappé dans Paris, Qui récitait les vers d'archaïque tendresse, Qu'Anacréon, bien plus qu* Amour, t'avait appris. »

Nous avons vu plus clair au fond de ton génie; La France, écoutant mieux, y retrouve le sien, Et ravivant sa gloire injustement ternie.

Se fait un fils de plus de cet Athénien.

Edouard Fournier.

Paris, 27 Juin 1867.

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