Livre second
J*ây, mon grand Prince, en ce vers mémorable Escrit des Mains la louange admirable; Car peu vaudroit Tentendement humain, Bien que divin, sans Taide de la main; Et je diray comme ma fantaisie Fut réveillée en telle poésie.
Voyant un loup qui mangeoit un taureau, Et menassoit des dents le pastoureau, Le pasteur prit par un cas d'aventure Deux longs cousteaux pendus à sa ceinture.
Et les faisant Pun sur l'autre choquer Fit peur au loup ; voyant le loup moquer Par telle ruse, et d'une main si prompte, J'eu tout le cœur environné de honte Dequoy personne encores n'avoit fait L'hymne des Mains par qui tout se parfait.
(ÏS73.)