Livre premier
Et quand tout forcené contre Thonneur de France, Les guidoit, furieux, en plus grande abondance Que les vents empennez de roùez tourbillons, Poussez du foudre aigu ne courbent de sillons. Les uns bossus devant et les autres derrière, Au ^ron de Tethys, la vieille marinière.
Et quand luy, mal suyvi de tant de gonffanons. Fit braquer tout d'un rang cent pièces de canons Sur le bord du fossé, qui de gorges béantes Vomissoient à la fois cent batotes tonnantes Contre Mets esbranlé, et d'un hurter plus dur
8u'un esclat foudroyant esbrecherent son mur, 'autant d'espace ouvert que Ton voit d'ouverture Dans les champs porte-blez, quand la faucille dure A rongé les tuyaux, et que le moissonneur Ne laisse un seul espy pour la main du glaneur. Et quand ja les tortis des serpentes tranchées Furent gros de soldars et de picques couchées Du long contre leur flanc, prests à donner l'assaut. Lors ton frère de Guise eslancé d'un plein saut Sur le rempart cogneu, plein d'effroyable audace Défiant leurs canons, s arma devant leur face. Il prit ses beaux cuissots et ses grèves encor, Grèves faictes d'argent et jointes à doux d'or. D'or les boucles estoient, où sourdoient eslevées Mille croisettes d'or(*) au burin encra vées; Sur le ply du genou erroit un grana serpent
?ui des tortis orisez de son ventre rampant aiisoit le mouvement de ceste genouliere, Le bordant de la queue en lieu de cordelière. \
Il a d'un corselet son corps environné De fils d'or et d'argent par sillons rayonné (•) Opposez l'un à l'autre, et dedans ceste armeure Vivoit (miracle grand) une riche engraveure.