AVERTISSEMENT
v« trouve les Gayetez di Ronsard dans ^toutes les impressions de ses œuvres (complètes, depuis celle de f 587 jusqu'à fcelle de 1620-1650, qui fut la dernière.
Dans^ les éditions de Paris elles sont placées à ta suîte de la huitièitie partie, contenant les Hymnes. — Dans celle de tyon (Soubron, 1 592, J vol. in- 12) elles sont à la fin du i®' volume* Elles ont été aussi imprimées à part, en 155^ (in- 8°, à Paris, chez la veuve Maurice de Laporte), et en 1 584 (în-12, sans nom de lieu), sous le titre de : Livret de Folastries, à Janot Parisien y plus quelques Épigrammes grecz et des Ùithyrambes chantez au Bouc de E. JodelUi poète tragtq* Avec cette épigraphe :
Nénfi castum esse decit pmm potiam Ipsum, versiculcs ttihil necesse est, Catuuus.
Ces deux, éditions, de chacune desquelles on ne connait guère qu'un seul exemplaire, ont été
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j}8 Avertissement.
exactement décrites par M. Brunet, dam le tome IV du Manuel au libraire (Paris, Didot, i86}).
Une reproduction en a été faite il y a quelques années, en i vol. in- 12 tiré à cent exemplaires.
Outre les Gayetez, le Livret de Folastries contient quelques pièces de vers, qui ne se voient dans aucune des éditions de Ronsard ^ mais qui sont indubitablement de lui.
Th. de Bèze, Florent Chrétien, Grevin et ses autres ennemis politiques, ^ui le savaient bien, lui ont assez reproché ces folies de jeunesse. Je ne serais même pas éloigné de croire que c'est à eux qu'on doit la réimpression des Folastries faite en 1 584, presque à la veille de la mort du poète et certamement sans son aveu ; car il était devenu fort pieux à cette époque.
D'autres pièces libres, qu'il avait commises, soit dans des moments d'abandon, soit pour complaire aux goûts d'une cour immoraiQ et dépravée, n'ont vu le jour qu'après lui, dans les Fleurs des plus excellents poètes de ce temps (Paris, Bonfons, 1601, in- 12), où l'éditeur a tait le plus singulier mélange du sacré et du profane, dans le Cabinet satyrii^ue^ dans la Quintessence satyrique et dans les Muses gaillardes, Q)
Quelques-unes mêmes, restées inédites, se lisent dans deux manuscrits de la Bibliothèaue impériale, qui semblent avoir appartenue Nicolas de Neufville, sieur de Villeroy.
Enfin il a été publié (Amsterdam; lisez : Bru-
I . Ces divers Recueils sont décrits dans le Manud du libraire de M. Brunet. -
Avertissement. 3)9
xellesj i86j, in- 12) une réimpression trop complète des Gayetez de Ronsard, reproduite a'après une prétendue édition de Pico (Turin, 1573), et tirée à iio exemplaires. Je pense que cette soi-disant édition de Turin n'a jamais existé, et que l'impression belge a été faite d'après une copie subreptice de pièces, qui avaient été recueillies pour être gardées dans le musée secret d'un bibliophile. Quoi qu'il en soit, ^n d'être aussi complet qut les Convenances le permettent, je désigne ci-dessous, par leurs premiers mots, les pièces que leur crudité de langage ne m'a pas permis de livrer à l'impression (0 et j'indique les recueils anciens où les bibliomanes (qui n'auraient pas la réimpression belge des Gayetez) pourront les retrouver; savoir :
!• Deux odes :