‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 97 sur 216 · DISCOURS CONTRE FORTUNE · texte numérisé non relu

DISCOURS CONTRE FORTUNE

A ODET DE COLLIGNY, (*)

Cardinal de Chastillon.

Monseigneur, c'est à vous à qui je me veux plaindre, A vous qui me portez affection non moindre Qu'une piteuse mère en porte à son enfant Oui de )our et de nuict soigneuse le défend ; [Encores bien souvent on voit assez de mères Qui sont à leurs enfants superbes et colères, Les battent sans propos et, sans nulle raison, Les chassent par courroux bien loing de la maison. Mais vous pour quelque offense ou faute que je fasse Par trop importuner l'aide de votre grâce.

Vous ne m'avez chassé, tancé, ny repoussé, Ainçois de plus en plus vous m'avez avancé * Car plus en demandant vers vous je fais d'offense Et plus vostre bonté gaigne mon impudence,

I . U se fit huguenot comme ses frères l'Admirai et Oandelot.

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