ADIEU
Air :
France, je meurs, je meurs; tout me rannonce* Mère adorée, adieu. Que ton saint nom Soit le dernier que ma bouche prononce.
Aucun Français t'aima-t-il plus? Oh! non.
Je t'ai chantée avant de savoir lire; Et, quand la mort me tient sous son épieu, En te chantant mon dernier souffle expire.
À tant d'amour donne une larme. Adieu !
Lorsque dix rois, dans leur triomphe impie^ Poussaient leurs chars sur ton corps mutilé, De leurs bandeaux j'ai fait de la charpie Pour ta blessure, où mon baume a coulé.