‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger: contenant les dix chansons nouvellesChapitre 103 sur 105 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

Air :

France, je meurs, je meurs; tout me rannonce* Mère adorée, adieu. Que ton saint nom Soit le dernier que ma bouche prononce.

Aucun Français t'aima-t-il plus? Oh! non.

Je t'ai chantée avant de savoir lire; Et, quand la mort me tient sous son épieu, En te chantant mon dernier souffle expire.

À tant d'amour donne une larme. Adieu !

Lorsque dix rois, dans leur triomphe impie^ Poussaient leurs chars sur ton corps mutilé, De leurs bandeaux j'ai fait de la charpie Pour ta blessure, où mon baume a coulé.

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