PRÉFACE. XI
possilnlité de gouverner la France , ni pour la France possibilité de leur foire adopter les principes libéraux, qui, de^niis ï 8 1 4^ avaient reconquis h:dut ce que leur afuient feit perdre la terreur, l'anarchie directoriale et la' gloire <le lempîrei Cette èoimctioD, qui lie m a plus] abandonné j je la devais ^moitis d abord aUx calculs de ma raison qu'à Finstinct An «peuple. A cbàlque- éyénément je l'ai étudié avfec un b S€&n religieux, etj'ai presque toujours attendu ]
que «es sentiments tne parusisênt en rapport |
avec mes réflexions :pour en foire ma régie Vie l conduite, dans le- rôle que l'opposition d'alors [ izvavait donné à rem|dir. Le peu{4e , o'est ma muse.
C'est cette muse qui me fit résister aux nrétendus slsiges, dont lès conseils,- fondés' sur des espérances chimériques, me poursuivirent maintes fois. Les deux pubUcations qui m'ont /
xu PREFACE,
valu des condainnations judiciaires, m exposèrent à me voir abandonné de beaucoup de
mes. amis politiques. «Ten courus le risque.
L'approbation des masses me resta fidèle, et les amis revinrent'.
Je tiens à ce qu'on sache bien qu'à aucune époque de ma vie de chansonnier, je ne donnai droit à personne de me dire : Faiv$ ou ne fais pas ceci; va ou ne va pas jusque-là. Quand je sacrifiai le modique emploi, que je ne devais qu'à M. Arnault , et qui était alors ma seule ressource, des hommes pour qui j'ai conservé une reconnaissance profonde , me firent des offres avantageuses que j'eusse pu accq)ter
' Par un rapprochement singulier, dont je m'honore, ces deux condamnations me réunirent en prison à M. Gauchois'Lemaire, ex-proscrit, écrivain encore plus intempestif que moi, c'est-à-dire plus courageux et par conséquent aussi plus abandonné des uns et plus maltraité des autres.