‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger: Éd. unique rev. par l'auteur, ornée deChapitre 92 sur 105 · QUI ME PRIAIT DE COMPOSER UN ROMAN POUR LA DISTRAIRE · texte numérisé non relu

QUI ME PRIAIT DE COMPOSER UN ROMAN POUR LA DISTRAIRE

Air : J'ai vii par-tout dans pies voyages.

Tu veux que pour toi je compose Un long roman qui fasse effet.

A tes vœux ma raison s'oppose ; Un long roman n'est plus mon fait.

Quand l'homme est loin de son aurore, Tous les romans deviennent courts ; Et je ne puis long-temps encore i Prolonger celui des amours. )

Heureux qui peut dans sa maîtresse Trouver l'amitié d'une sœur !

Des plaisirs je te dois l'ivresse,

. Et des tendres soins la douceur.

Des héros , des prétendus sages Les longs romans, qui font pitié, Ne vaudront jamais quelques pages Du doux roman de Tamitié.

Triste roman que notre histoire !

Mais, Sophie, au sein des amours, De ton destin , j aime à le croire , Les plaisirs charmeront le cours.

Ah ! puisses-tu, vive et jolie.

Long-temps te couronner de fleurs.

Et sur le roman de la vie Ne jamais répandre de pleurs '

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