‹ uvres complètes de P. J. de Béranger (volume 2)Chapitre 14 sur 166 · LA BACCHANTE · texte numérisé non relu

LA BACCHANTE

Ain : Fournisse:- nu reniai an ruissedii.

Cher amant, je cède à tes désirs :

De Champagne enivre Julie.

Inventons, s'il se peut, des plaisirs; Des Amours épuisons la folie.

Yerse-moi ce joyeux poison; Mais surtout bois à ta maîtresse :

Je rougirais de mon ivresse Si tu conservais ta raison.

Vois déjà briller dans mes regards

Tout le feu dont mon sam? bouillonne; Sur ton lit, de mes cheveux épars, Fleur à fleur, vois tomber ma couroime. Le cristal vient de se briser :

Dieux! baise ma gorge brûlante, Et taris Fécume enivrante Dont tn te plais à l'arroser.

Verse encor! Mais pourquoi ces atours

Entre tes baisers et mes charmes?

Romps ces nœuds , oui , rom ps-les pour touj our Ma pudeur ne connaît plus d'alarmes.

Presse en tes bras mes charmes uns;

Ah! je sens redoubler mon être!

A l'ardeur qu'en moi tu fais naître

Ton ardeur ne sufOra plus.

Dans mes bras tombe enfin a ton tonr; Mais, In'las! tes baisers languissent.

Ne bois plus, et garde à mon amoin^ Ce neclar où tes feux s'amortissent.

De mes désirs mal apaisés, - Ingrat, si tu pouvais te plaindre, .l'aurais du moins pour les éteindre Le vin où je les ai puisés.

DE BKIUNGIÎP.,

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