LA CONSPIRATION DES CHANSONS
INSTP.UCTION
AJOnTKK A LA ClRCl'LAIl^K DE M. LE PUKFET DE POLICE
(ES RÉUNIONS CHANTANTES Ai'PET.F.RS fiOGUETTES
AVRIL i82(» , Ain : A la façon de Burbari.
Ecoute, mouchard, mon ami,
Je suis ton capitaine : .
Sois gai pour tromper l'ennemi,
Et chante à perdre haleine.
Tu sais que monseigneur Angles*, La faridondaine, A peur des couplets; Apprends qu'on en fait contre lui,
Biribi, Sur la façon de barbari, Mon ami.
* Alors préfet de police, auteur de rordonnance contre les sociétés chantantes dites goguettes.
DE RÉRÂNGER. r.M
Dos goguettes, à peu de frais,
On échauffe la veine ; Aux Apollons des cabarets
Paye un broc de Surêne.
Un aveugle y chante en faussant La faridondaine D'un ton menaçant.
On néglige l'air de Henri,
Biribi, Pour la façon de barbari.
Mon ami.
Sur Mirliton fais un rapport :
La cour le trouve obscène.
Dénonce aussi Malbrouck est mort :
A Sa Grâce* il fait peine.
Surtout transforme avec éclat La faridondaine En crime d'État.
Donnons des juges sans jury,
Biribi, A la façon de barbari, Mon ami.
Biribi veut dire en latin
L'homme de Sainte-Hélène.
Barbari j c'est, j'en suis certain.
Un peuple qu'on enchaîne.
Mon ami^ ce n'est pas le roi;
Sa Grâce lord Wellington,
r)42 CHANSONS
Et faridondaine Attaque la foi.
Qno dirait de mieux Mardi angy,
Biribi, uSiir la façon de barbari, Mon ami?
Du préfet ce sont les leçons :
Tu les suivras sans peine.
Si l'on ne prend garde aux cliansons,
L'anarchie est certaine.
Que le trône soit préserve' De faridondaine Par le God save.
Substituons VO fdii^
Biribi, A la façon de barbari, Mon ami.