‹ uvres complètes de P. J. de Béranger (volume 2)Chapitre 163 sur 166 · LETTRE A B. WILHEM · texte numérisé non relu

LETTRE A B. WILHEM

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Mon vieil ami, la gloii'e (;st grande : Grâce à tes merveilleux efforts, Des travailleurs la voix s'amende Et se plie aux savants accords.

D'une fée as-tu la baguette, Pour rendre ainsi l'art familier?

11 puritiera la guinguette, Jl sanctiliera l'atelier.

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Perroîm.. Editeu r

Williein, loi de (jiii la jeunesse Hèva Grétry, (lliiek et Mozart, (loiirageî A la tbnle en détresse Ouvre tous les trésors de l'arl. Cojuniuniquer à des sens vides Les plus nobles émotions, C'est faire en des grabats humides Du soleil entrer les rayons.

La musique, source Ic'cojjde, l:]pandant ses Ilots jusqu'en bas, Nous verrons ivres de son oiide Artisans, laboureurs, soldats.

Ce concert, puisses-tu Tétendre A tout un monde divisé!

Les cœurs sont bien près de s'entendi'c Ouand les voix ont fraternisé.

Notre littérature est folle ;

Fais-la rougir par tes travaux.

De meurtres elle tient école

Et pousse à des AVertber nouveaux.

On l'entend, d'excès assouvie,

En vers, en prose s'essoufiler

A décourager de la vie

Ceux (ju'elle en devrait consoler.

Des classes qu'à peine on éclaire Relevant les mœurs et les goûts, Viw loi, devenu populaire, L'art va leur faire un ciel plus doux.

m CHANSONS

Les iiutes, sylphides puissantes^ llendi'oiit moins lourds soc et mai'teau^ Et feront des mains menaçantes Tomber riiomicide couteau.

Quand tu pouvais sui' notre scène Tenter un plus brillant laurier, Tu choisis d'alléger la chaîne Du pauvre enfant de l'ouvrier.

A tes leçons, large semence, lia Ibule accouri, et tu les vois, Captivant jusqu'à la démence*, A ers le ciel diriger sa voix.

D'une œuvre et si longue et si rude

Auras-tu le prix mérité?

Ya, ne crains pas l'ingratitude,

Et ris-toi de la pauvreté.

Sur ta tombe, tu peux m'en croire.

Ceux dont tu charmes les douleurs

Offriront un jour à ta gloire

Des chants, des Inrmes et des fleurs'*,

\rs (ioctoiii's Tirl;it et Lriircl ont lail remploi le plus lie\iieu\ ii la Saipètiière et à Bieètre de la niêtliode Willieii). l.es paiivies aliénés des deux sexes en ont retiré une dislraetioii puissante, et ont pu elianlei' à Téiilise des niorceaiiv de imisi-pic (pii oITraient d'assez grandes ditiieullés dexéenlion.

** Pen de mois apii's a\oir adriîssé' ees eoii[)l('ls ii son \i<ii ami, railleur avait la douleur de \oir s'aeeomjdir la prédietion ipii los [ermiiie. ^Villlenl niourut à soixante ans, paii\i^l\ ;i bout de loiees, mais rè\aiil loiijours a Textension de sa mé'Hiode, Iriiit de. Ainyl-deiix ans de Iravanx ; les antoritt's municipales el dé'jiartcnieiilales, les maîii'cs rpéil a\ai( lorinés, et la l'ouli,' d(; ses (dèvi's de tout à^c, aceom|ta|;naient sa dé-poiiill' au ciineliéi'e, où lui lurent rendus les lionnenrs ipTil avait le plus en^iés;

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