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Heureux que Bacclms nous rassemble •Pour trinquer à ce gai repas î Amis, c'est le dieu que j'implore; Par lui mon cœur est afi'ermi.
Buvons gaiement, buvons encore :
Autant de pris sur l'ennemi !
Mes créanciers sont des corsaires Contre moi toujours soulevés, j'allais mettre ordre à mes affaires.
Quand j'appris ce que vous savez.
Gens que l'avarice dévore, Pour votre or soudain j'ai frémi.
Prêtez-m'en donc, prêtez encore :
Autant de pi'is siu^ l'ennemi !
Je possède jeune maîtresse, (jui va courir bien des dangers.
Au fond, je crois que la traîtresse Désire un peu les étrangers.
Certains excès que l'on (h'plore Ne l'épouvantent qu'à demi.
Mais cette nuit me reste encore :
Autant de pris sur l'ennemi !
Amis, s'il n'est plus d'espérance,
Jurons, au risque du trépas, Que pour l'ennemi de la France Nos voix ne résonneront pas. Mais il ne f;iut point qu'on ignoi'c <,)u'en chantant le cygne a fini. .
Toujours Français, cliantons encore :
Autant de pris sur l'ennemi î