JUIN
Air. • Fatil d la verlu, pas irop n'en faut.
Puisque le lyrau est à bas, )
liajsscz-nous prendre nos eiîats. )
Aux maîîres des cérémonies Plaise ordonner que, dès demain, Entrent sans laisse aux Tuileries Les chiens du faubourg Saint-Germain.
Puisque le tyran est à bas, '
Laissez-nous prendre nos ébats.
Des chiens dont le pavé se couvre Distinguez-nous à nos colliers.
On sent que les honneurs du Louvre Iraient mal à ces roturiers.
Dr; BKUANGEP.. 07
Pnisqiio le tyran osl à bas, Laissez-nous prendre nos ébals.
Quoique toujours, sous son empire, L'usurpateur nous ait chassés, Nous avons laissé, sans mot dire, Aboyer tous les g^ens pressés.
Puisque le tyran est h bas.
Laissez-nous prendre nos ébils.
Quand sur son règne on prend des notes, Grâce pour quelques chiens félons!
Tel qui longtemps lécha ses bottes Lui mord aujourd'hui les talons.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.
En attrapant mieux que des puces, On a vu carlins et bassets Caresser Allemands et Russes Couverts encor du sang français.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.
Qu'importe que, sûr d'un gros lucre,
L'Anglais dise avoir triomphé?
On nous rend le morceau de sucre;
Les chats reprennent leur café.
Puisque le tyran est à bas^ Laissez-nous prendre nos ébats.
Quand nos dames reprennent vite Les barbes et le caraco, Quand on refait de l'eau bénite, Remettez-nous in statu quo.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.
Nous promettons, pour cette grâce, Tous, hors quelques barbets honteux, De sauter pour les gens en place, De courir sur les malheureux.
Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.