‹ uvres complètes de P. J. de Béranger (volume 2)Chapitre 72 sur 166 · LE BEDEAU · texte numérisé non relu

LE BEDEAU

Air : Sens devant derrière, sens dessus dessous.

Pauvre bedeau! métier d'enfer!

La grand'messe aujourd'hui me damne.

Pour me régaler du plus cher,

Au beau coin m'attend dame Jeanne.

Voici l'heure du rendez-vous; I. 21

Mais nos prêtres s'endorment tous.

Ah ! maudit soit notre curé!

Je vais, sacristie!

Manquer la partie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

Ite^ m ma est^ monsieur le curé.

Nos enfants de chœur, j'en réponds.

Devinent ce qui me tracasse.

Dépêchez-vous, petits fripons, Ou vous aurez des coups de masse.

Chantres, c'est du vin à dix sous :

Chantez pour moi comme pour vous.

Mais maudit soit notre curé !

Je vais, sacristie!

Manquer la partie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

Ite, inma est y monsieur le curé.

Notre suisse, allongez le pas; Surtout faites ranger ces dames.

La quête ne finira pas :

Le vicaire lorgne les femmes.

Ah ! si la gentille Babet Pour se confesser l'attendait !

Mais maudit soit notre curé!

Je vais, sacristie!

Manquer la pai^tie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

Ile, mkm es/, monsieur le curé.

DE BÉLANGER. icr.

Curé, soiiî^ez à la Sraint-Leu : Ce jour-là vous dîniez en ville.

Quel train vous nous meniez, morbleu!

On passa presque l'Evangile.

En faveur de votre bedeau, Sautez la moitié du Credo.

Mais maudit soit notre curé!

Je vais, sacristie!

Manquer la partie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

ItCy missa ed^ monsieur le curé!

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