LA FÊTE DE MARIE
An; du Vaudeville des Scyt/ics el des Amazones.
Allons aux champs fêter Marie ; Hâtons-nous, le plaisir m'attend.
Le pied poudreux, la main fleurie, Là-bas arrivons en chantant. (Bis.) Gai voyageur, j'ai mes pipeaux à prendre,
Pipeaux qu'un sourd a traités de sifflet. Portier, ce soir gardez-vous de m'attendre. ) n .
) LflS
Je veux sortir: le cordon, s'il vous plaît ! ) Le cordon, le cordon, s'il vous plait ! (Bis.)
Vite, portier ; car on m'accuse
D'oublier l'heure du repas.
Jouy déjà gronde ma Muse,
Dont il soutint les premiers pas43.
D'amis nombreux quelle troupe riante, Et de beauté quel brillant chapelet !
Dans sa prison l'aï s'impatiente.
Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît; Le cordon, le cordon, s'il vous plaît !
Beaux jours d'une fête si chère,
A revenir toujours trop lents !
Pour nous, l'un de l'autre diffère
Au plus par quelques cheveux blancs.
Puisse Marie, à ses goûts si fidèle, Voir ses élus toujours au grand complet! Volons chanter la liberté près d'elle.
Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît ; Le cordon, le cordon s'il vous plaît !
Mon vieux portier dort dans sa loge :
Mes petits vers vont refroidir.
D'un digne époux j'y fais l'éloge ; Forçons Marie à m'applaudir.
Puis montrons-la courant plaindre des peines,
Rendre au malheur l'espoir qui s'envolait,
Et consoler un ami dans les chaînes.
Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît ; Le cordon, le cordon, s'il vous plaît !
Mais mon portier, las de se taire,
Répond qu'on ne sort pas ainsi ;
Que j'écrive au propriétaire ;
Que je dois trois ternies ici **. [Bis.) Fêlez Marie, ô vous à qui l'on ouvre ! Sans moi, pour elle, enfantez maint couplet, Je rougirais d'envoyer dire au Louvre : ) .
1 DIS
Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît ! ) Le cordon, le cordon, s'il vous plaît! (Bis.)