‹ uvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 103 sur 174 · LA FÊTE DE MARIE · texte numérisé non relu

LA FÊTE DE MARIE

An; du Vaudeville des Scyt/ics el des Amazones.

Allons aux champs fêter Marie ; Hâtons-nous, le plaisir m'attend.

Le pied poudreux, la main fleurie, Là-bas arrivons en chantant. (Bis.) Gai voyageur, j'ai mes pipeaux à prendre,

Pipeaux qu'un sourd a traités de sifflet. Portier, ce soir gardez-vous de m'attendre. ) n .

) LflS

Je veux sortir: le cordon, s'il vous plaît ! ) Le cordon, le cordon, s'il vous plait ! (Bis.)

Vite, portier ; car on m'accuse

D'oublier l'heure du repas.

Jouy déjà gronde ma Muse,

Dont il soutint les premiers pas43.

D'amis nombreux quelle troupe riante, Et de beauté quel brillant chapelet !

Dans sa prison l'aï s'impatiente.

Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît; Le cordon, le cordon, s'il vous plaît !

Beaux jours d'une fête si chère,

A revenir toujours trop lents !

Pour nous, l'un de l'autre diffère

Au plus par quelques cheveux blancs.

Puisse Marie, à ses goûts si fidèle, Voir ses élus toujours au grand complet! Volons chanter la liberté près d'elle.

Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît ; Le cordon, le cordon s'il vous plaît !

Mon vieux portier dort dans sa loge :

Mes petits vers vont refroidir.

D'un digne époux j'y fais l'éloge ; Forçons Marie à m'applaudir.

Puis montrons-la courant plaindre des peines,

Rendre au malheur l'espoir qui s'envolait,

Et consoler un ami dans les chaînes.

Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît ; Le cordon, le cordon, s'il vous plaît !

Mais mon portier, las de se taire,

Répond qu'on ne sort pas ainsi ;

Que j'écrive au propriétaire ;

Que je dois trois ternies ici **. [Bis.) Fêlez Marie, ô vous à qui l'on ouvre ! Sans moi, pour elle, enfantez maint couplet, Je rougirais d'envoyer dire au Louvre : ) .

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Je veux sortir : le cordon, s'il vous plaît ! ) Le cordon, le cordon, s'il vous plaît! (Bis.)

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