‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 4)Chapitre 35 sur 94 · POUR LA SAINT -JEAN, JOUR DE SA FÉTB · texte numérisé non relu

POUR LA SAINT -JEAN, JOUR DE SA FÉTB

AïK du Ménage du Garçon.

Naguère en un royal hospice J'allai subir les soins de Tari; Esculape me fut propice, Je bénis cet heureux hasard, {bis.) Mais TÂmitié, toujours craintive.

Me dit : « Point de sécurité !

Un quiproquo bien vite arrive.

Change de maison de santé. » (6ts.)

A R elle me transporte;

Je me sens mieux en avançant.

La Bienfaisance est sur la porte, Le Malheur salue en passant.

Là Jeannette est supérieure, Et le ciel fit de sa bonté La lampe qui brûle à toute heure Dans cette maison de santé.

Molière a terminé sa vie Entre deux sœurs de charité.

«8 CHANSOINS

Or, quand Jeanne fait œuvre pie, Cest un rendu pour un prêté.

De Thalie elle fut tourière Avec talent, grâce et beauté, Et la suivante de Molière Fonde une maison de santé.

L'Amitié seule y donne place :

Moi, j'en ai fait mon Hôtel-Dieu.

Infirmiers, remplissez ma tasse;

C'est aujourd'hui le saint du lieu. (&m.)

Quand il s'agit de fêter Jeanne,

Mon seul régime est la gatté.

Je veux m'enivrer de tisane

Dans cette maison de santé. (6».)

Page 1