‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 13 sur 323 · MAI ISIS · texte numérisé non relu

MAI ISIS

Ait . Ossai un undtm «tct tn a» lieux.

Il était un roi d'Yvetot Peu connu dans l’histoire ;

Se levant tard, se couchant tôt.

Dormant fort bien sans gloire,

Et couronné par Jeanneton D'un simple bonnet de coton,

Dit-on.

Oh! oh! oh! oh! ah! ah! ah! ah!

Quel bon petit roi c'était là !

La, la.

Il faisait ses quatre repas Dans son palais de chaume.

Et sur un àne, pas à pas,

Parcourait son royaume.

Joyeux, simple et croyant le bien, Pour toute garde il n'avait rien Qu'un chien.

Oh! oh! oh! oh! ah! ah! ah! ah!

Quel bon petit roi c'était là!

La, la.

Il n'avait de goût onéreux Qu'une soif un peu vive;

Mais en rendant son peuple heureux.

Il faut bien qu'un roi vive. Lui-mème, à table et sans suppôt,

Sur chaque muid levait un pot D'impôt.

Oh! oh! oh ! oh! ah ! ah! ah! ah!

Quel bon petit roi c'était là!

La, la.

Aux filles de bonnes maisons Comme il avait su plaire,

Ses sujets avaient cent raisons

De le nommer leur père :

D'ailleurs il ne levait de ban Que pour tirer quatre fois l'an Au blanc.

Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la.

(1 n’agrandit point ses états,

Fut un voisin commode,

Et, modèle des potentats.

Prit le plaisir pour code.

Ce n’est que lorsqu’il expira Que le peuple qui l’enterra Pleura.

Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !

Quel bon petit roi c’était là !

La, la.

On conserve encor le portrait De ce digne et bon prince;

C’est l'enseigne d'un cabaret Fameux dans la province.

Les jours de fête, bien souvent,

La foule s'écrie en buvant Devant :

Oh ! oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah ! ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

nmwnmmanwmms:nrmmmnyMnnuannn& LA BACCHANTE.

A>r . Fournis?: i» canal au rtiasau

Cher amant, je cède à tes désirs :

De champagne enivre Julie.

Inventons, s'il se peut des plaisirs ;

Des amours épuisons la folie.

Verse-moi ce joyeux poison,

Mais surtout bois à ta maîtresse ;

Je rougirais de mon ivresse,

Si tu conservais ta raison.

Vois déjà briller dans mes regards Tout le feu dont mon sang boullionne.

Sur ton lit, de mes cheveux épars,

Fleur à fleur, vois tomber ma couronne.

Le cristal vient de se briser ;

Dieu ! baise ma gorge brûlante.

Et taris l’écume enivrante Dont tu te plais à l'arroser.

Verse encor! mais pourquoi ces atours Entre tes baisers et mes charmes?

Romps ces nœuds, oui, romps-les pour toujours : Ma pudeur ne connaît plus d'alarmes.

Presse en tes bras mes charmes nus,

Ah ! je sens redoubler mon être !

A l'ardeur qu'en moi tu fais naitre Ton ardeur ne suffira plus.

Dans mes bras tombe enfin à ton tour;

Mais, hélas! tes baisers languissent.

Ve bois plus, et garde à mon amour Ce nectar où tes feux s'amortissent.

De mes désirs mal apaisés,

Ingrat, si tu pouvais te plaindre,

J’aurais du moins pour les éteindre Le vin où je les ai puisés.

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