‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 138 sur 323 · COUPLETS POUR UN DINER · texte numérisé non relu

COUPLETS POUR UN DINER

A); iu ballet des Pierrots

.Mes amis, j’accours au plus vite,

Car vous ne pardonneriez pas,

A moins, dit-on, de mort subite,

De manquer à ce gai repas.

En vain l’amour qui me lutine Pour m’arrêter tente un effort ;

Avec vous il faut que je dine :

Mes amis, je ne suis pas 'mort.

Mais bien souvent, quoique heureux d'être. On meurt sans s'en apercevoir.

Ah ! mon Dieu ! jq suis mort peut-être; C'est ce qu’il est urgent de voir.

Je me tàte comme Sosie ;

Je ris, je mange, et je bois fort.

Ah ! je me connais à la vie :

Mes amis, je ne suis pas mort.

Si j’allais, couronné de lierre.

Ici fermer les yeux soudain ;

En chantant, remplissez mon verre,

Et de vos mains pressez ma main.

Si ltacchns, dont je suis l'apôtre, ?ie m'inspire un joyeux transport; Si ma main ne serre la vôtre.

Adieu, mes amis, je suis mort!

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