‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 160 sur 323 · LE TEMPS · texte numérisé non relu

LE TEMPS

• Air : Ce Éajistrat imprisllt.

l*rcs de la beauté que j'adore Je me croyais égal aux dieux, lorsqu'au bruit de l'airain sonore Le Temps apparut à nos yeux. (6m.)

Faible comme une tourterelle Qui voit la serre des vautours,,

Ah ! par pitié, lui dit ma belle,

Vieillard, épargnez nos amours !

Devant son front chargé de rides.

Soudain nos yeux se sont baissés ;

Kous voyons à ses pieds rapides La poudre des siècles passés.

À l'aspeet d’une fleur nouvelle Qu'il vient de flétrir pour toujours,

Ah ! par pitié, lui dit ma belle,

Vieillard, épargnez nos amours 1

Je n’épargne rien sur la terre.

Je n'épargne rien même aux cieux, Répond-il d'une voix austère :

Vous ne m’avez connu que vieux.

Ce que le passé vous révèle Remonte à peine à quelques jours.

Ah ! par pitié, lui dit ma belle,

Vieillard, épargnez nos amours !

Sur cent premiers peuples célèbres,

J'ai plongé cent peuples fameux

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