‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 161 sur 323 · ÏÎ3!Ï · texte numérisé non relu

ÏÎ3!Ï

Dans un abime de ténèbres.

Où vous disparaitrez comme euv.'

J'ai couvert d’une ombre éternelle Des astres éteints dans leur cours.

Ah ! par pitié, lui dit ma belle,

Vieillard, épargnez nos amours !

Mais, malgré moi, de votre monde La volupté charme les maux ;

F.t de la nature fécoude

L'arbre immense étend ses rameaux.

Toujours sa tige renouvelle

Des fruits que j'arrache toujours.

Ab ! par pitié, lui dit ma belle,

Vieillard, épargnez nos amours!

Il nous fuit-, et, près de le suivre,

Les plaisirs, hélas ! peu constants,

Nous voyant plus pressés de vivre, ,

Nous bercent dans l'oubli du Temps.

Mais l’heure en sonnant nous rappelle Combien tous nos rêves sont courts ;

Et je m’écrie avec ma belle :

Vieillard, épargnez nos amours !

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