‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 182 sur 323 · A L'I’SAGK DE DEUX 011 TROIS MARIS · texte numérisé non relu

A L'I’SAGK DE DEUX 011 TROIS MARIS

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Eh ! gai, gai, gai, de pro/undis !

Ma femme A rendu l’ilme.

Eh! gai, gai, gai, de pro/undis Qu’elle aille eu paradis.

A cette üme si chère Le paradis convient ;

Car, suivant ma grand'mère,

De l’enfer on revient.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis!

Ma femme A rendu l’àme.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !

Quelle aille en paradis.

Hélas ! le ciel lui-même Avait tissu nos nœuds ;

Mon bonheur fut extrême... • Pendant un jour ou deux.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !

Ma femme A rendu l'Ame.

Eli ! gai, gai, gai, de profundis !

Quelle aille en paradis.

Quoiqu’il fût impossible D’avoir l'air plus malin,

Elle était trop sensible:..

Si j’en crois mon voisin.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !

Ma femme A rendu l'Ame.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !

Qu’elle aille en paradis.

Non, jamais tourterelle N’aima plus tendrement', Comme elle était fidèle...

A son dernier amant l

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !

Ma femme A rendu l’Ame.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis!

Quelle aille en paradis.

Dieu ! faut-il lui survivre !

Me faut-il la pleurer?

Non, non ; je veux la suivre...

Pour la voir enterrer.

Eh! gai, gai, gai, de profundis '

Ma femme A rendu l’Ame.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis !

Quelle aille en paradis.

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