‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 205 sur 323 · A MADAME · texte numérisé non relu

A MADAME

Air : J'ai ru pirtuut dam eés vcyajes.

Du ciel j'arrive, et mon voyage Nous épargne à tous bien des pleurs.

Beauté folâtre autant que sage,

Ne jouez plus avec des fleurs.

Sachez qu'hier, la panse ronde Et l'œil obscurci par Bacchus,

J upin a cru dans notre monde )

Voir une couronne de plus. j bu'

A la colère il s'abandonne :

■ L abus, dit-il, devient trop fort.

Encore un front que l'on couronne Quand le faiseur de rois est mort * !

Sur ce front lançons mon tonnerre ; Du faible enliu vengeons les droits.

Je veux voir un jour sur la terre Les rois sujets, les sujets rois. »

Dans son conseil alors j'arrive (Où les rimeurs n'entrent-il pas?) ; Enjoué il vous met sans qui vive!

Mais je l'aborde chapeau bas :

• Jupin, de ton arrêt j'appelle ;

Ta balance et tes poids sont faux :

Ta cour de justice éternelle A-t-elle eu ses gardes des sceaux?

• Braque tes luuettes, vieux sire,

Sur le front couronné par nous ;

De la candeur c'est le sourire,

De la bonté c'est l’œil si doux.

Lorsque les carreaux de son foudre Chez nos sourds passent pour muets, Jupin ne mettrait-il en poudre Qu'une couronne de blucts? »

■ Oli! oh! dit-il, qu'allais-je faire?

Napoléon.

Ailleurs frappons : mon foudre est ehaud. » — • Frappe; mais sur notre hémisphère Vise donc plus bas ou plus haut. •

Heureux d'avoir su vous défendre,

J'accours des célestes donjons.

Quant à Jupin, je viens d'apprendre Qu'il a foudroyé deux pigeons.

QiiinmiiiuMMiwumimmMuwnrxnïïinrdinis*

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