‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 215 sur 323 · LES FILLES · texte numérisé non relu

LES FILLES

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Quand d«*s filles naissent chez vous Pour le plaisir de ce monde.

Dites-moi, messieurs les époux ,

Pourquoi chacun de vous gronde.

Aux filles, morbleu nous tenons;

Faites en, faites-en de gentilles:

Quelles soient anges ou démons ,

Faites des filles;

Mous les aimons.

Maris, toujours trop occupés.

Que, près des geus qui vous aident,

Aux femmes qui vous ont trompés Un jour vos filles succèdent.

Aux filles, morbleu * nous tenons ;

Faites-en, faites-en de gentilles :

Quelles soient anges ou démons,

Faites des filles;

Mous les aimons.

Pour les pères, pour les amans,

Fille d'humeur folle ou sage Ajoute au charme des beaux ans,

Ote à l'ennui du vieil âgé.

A leur cœur aussi nous tenons;

Faitcs-en, faites-en de gentilles :

Qu'elles soient anges ou démons,

Faites des filles;

Nous les aimons.

Pour Bat hy Ile aux fraîches couleurs Quand Anacréon détonne,

Les Grâces arrachent les fleurs Dont cet èufant le couronne.

Aux filles nous nous en tenons;

Faites-en, faites-en de gentilles :

Qu elles soient anges ou démous ,

Faites des tilles ;

Nous les aimons.

Mais pour quatre filles buvons A toi, mari, qui nous aimes.

Pour nos fils nous te le devons;

Que n'est-ce, hélas! pour nous mômes?

A vos filles , oui , nous tenons ;

Faites- en , faites-en de gentilles :

Qu'elles soient anges ou démons.

Faites des filles;

Nous les aimons.

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