‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 217 sur 323 · AGEE DK DOUZE ANS · texte numérisé non relu

AGEE DK DOUZE ANS

Air : OL s'en vrai eu pii lirçïn?

Pour les vers, quoi ! vous quittez Les plaisirs de votre Age!

Ma Musc, que vous flattez.

Aux amours rend hommage.

Ce sont aussi des enfants A la voix séduisante ;

Mais, hélas ! vous n'avez que douze ans.

Et moi j’en ai quarante ?

Pourquoi parler de lauriers?

De pleurs on les arrose.

• L’fl&bllftstinenl du C.ibiiui noir, où le secret dos lettres fut tant (Je fois viole, remonte au rè^ne de Louis Xi V. .Son successeur ne f lisait un amu-etni nt de* * révélation» scandaleuse» qu’on arrachait ainsi au» corrc?.-

pondances particulière».

Après lu révolution de Juil'ct , le Cabinet noir fut suppriné.

Ce n’est point aux chansonniers Que la gloire en impose.

La fleur, orgueil du printemps,

Est le prix qui nous tente.

Mais, hélas ! vous n'avez que douze ans, Et moi j’en ai quarante !

Jeune oiseau, prenez l'essor; Egayez le bocage.

Par des chants plus doux encor Brillez dans un autre Age.

De les inspirer je sens Combien f espoir m'enchante.

Mais hélas! vous n’avez que douze ans, Et moi j’en ai quarante !

De me couronner de fleurs,

,Oui, vous perdrez l’envie ;

Sous des dehors plus flatteurs Vous verrez le génie.

Puissiez-vous pour mon encens Être alors indulgente !

Mais à peine vous aurez vingt ans,

Que j'en aurai cinquante.

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