LE 14 JUILLET
LA FORCE, IRÜI.
Air : A Minute ans il n» faut pat remettre.
Pour un captif, souvenir plein de charmes!
J'étais bien jeune; ou criait : Vengeons-nous!
A la Bastille ! aux armes ! vite, aux armes ! Marchands, bourgeois, artisans, couraienttous.fiw.) Je vois pâlir et mère et femme et Aille;
Le canon gronde aux rappels du tambour. (bis.) Victoire au peuple ! il a pris la Bastille! |
Un beau soleil a fêté ce grand jour, j
A fêté ce grand jour’, (bis.)
Enfants, vieillards, riche ou pauvre, on s'embrasse. Les femmes vont redisant mille exploits.
* Le 14 juillet 1789, Il fit un temps magnifique; le 44 juillet 1829 fut egalement beau, bien que l’été ail été horriblement pluvieux.
Héros du siège, un soldat bleu qui passe Est applaudi des mains et de la voix.
Le nom du roi frappe alors mon oreille;
De Lafayette on parle avec amour.
La France est libre et ma raison s’éveille.
Un beau soleil a fêté ce graud jour,
A fêté ce grand jour.
Le lendemain un vieillard docte et grave Guida mes pas sur d’immenses débris.
. Mon fils, dit-il, ici d un peuple esclave . Le despotisme étouffait tous les cris. t Mais des captifs pour y loger la foule,
. Il creusa Uni au pied de chaque tour,
• Qu’au premier choc le vieux château s écroule.
« En beau soleil a fêté ce grand jour,
.. A fêté ce grand jour.
. La Liberté, rebelle antique et sainte,
„ Mon (ils, s'armant des fers de nos aïeux,
. A son triomphe appelle en cette enceinte » L'Egalité, qui redescend des cieux.
« De ces deux sœurs la foudre gronde et brille.
« C'est Mirabeau tonnant contre la Cour.
.. Sa voix nous crie : Encore une Bastille 1 „ Un beau soleil a fêté ce grand jour,
« A fêté ce grand jour.
„ Où nous semons chaque peuple moissonne.
Déjà vingt rois, au bruit de nos débats,
.. Portent, tremblants, la main à leur couronne,
« Et leurs sujets de nous parlent tout bas.
„ Des droits de l’homme, ici, 1 ère féconde „ s'ouvre et du globe accomplira le tour.
« Sur ces débris. Dieu crée un nouveau monde. Un beau soleil a fêté ce grand jour.
. A fêté ce grand jnar. •
De ces leçons qu’un vieillard m’a données,
Le souvenir dans mon cœur sommeillait.
Mais je revois, après quarante années,
Sous les verroux, le Quatorze Juillet.
O Liberté 1 ma voix, qu'on veut proscrire,
« Le* gardes-françaises portaient l'habit bleu. Une grande p rt e de cetl^ miftce s’échappa des caserne* où elle était consignée , et prêta le plus ulil.- secours aux Parisiens pour prendre la ▼leil!e;forlercss féodale.
ù>ilS3.2l3 3232.33,
Redit ta gloire aux murs de ce séjour.
A mes barreaux l'aurore vient sourire;
Un beau soleil fête encor ce grand jour.
Fête encor ce grand jour.
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