MES JOURS GRAS DE
Ait : Bit-mai don:, moo p'til Hippai^U.
Mon bon Roi, Dieu vous tienne en joie !
Bien qu'en butte à votre courroux,
Je passe encor, grâce à Bridoie”,
Un carnaval sous les verroux.
Ici fallait-il que je vinsse Perdre des jours vraiment sacrés !
J'ai de la rancune de prince :
Mon bon Roi, vous me le paierez.
Dans votre beau discours du trône”*, Méchant, vous m’avez désigné.
C'est me recommander au prône ;
Aussi me suis-je résigné.
Mais triste et seul, quand j’entends rire Tout Paris en joyeux émoi.
Je reprends goût à la satire :
Vous me le paierez, mon bon Roi.
Voyez, verre en main, bouche pleine.
Fous déguisés de vingt façons.
Mes amis m’oublier sans peine,
*On avait tenté de me faire entendre qu'il ne tenait qu‘â moi d’obtenir des adoucissements à ma captivité.
** J’ai passé à Sainte-Pélagie le carnaval de 18».
Amist voici la riante semaine, etc., etc.
*** Il y avait, dans le discourt du trône rie celte année, nne phrase où tout le monde a cru vo r une application à l'alfsire qui m’a été faite. <^uel honneur!
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Tout en répétant mes chansons.
Avec eux, ma verve en démcuce Eût perdu ses traits acérés.
J'aurais pu boire à la clémence :
Mon bon Roi, vous me le paierez.
Vous connaissez Lise la folle.
Qui sur mes fers pleure d'ennui ;
Ce soir même un bal la console :
” Bah ! dit-elle ; tant pis pour lui ! »
J'allais, pour complaire à la belle,
Nous peindre heureux sous votre loi ; Serviteur! Lise est inlidèle :
Vous me le paierez, mon bon Roi.
Dans mon vieux carquois où font brèche Les coups de vos juges maudits,
Il me reste encore une flèche;
J'écris dessus : Pour Charles dix.
Malgré ce mur qui me désole.
Malgré ces barreaux si serrés,
L'arc est tendu, la flèche vole :
Mon bon Roi, vous me le paierez.
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