‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 57 sur 323 · LE MAITRE D’ÉCOLE · texte numérisé non relu

LE MAITRE D’ÉCOLE

An . Pan. psi, [as.

Ah ! le mauvais garnement !

Sans respect il sort des bornes.

Je n’ai dormi qu’un moment.

Et voilà son rudiment.

/on, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Le coquin m’en fait des cornes.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Le fouet, petit polisson !

Il a fait pis que cela Pour m’échauffer les oreilles ;

L’autre jour il me vola Du vin que je cachais là.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon!

Il m’en a bu deux bouteilles.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Le fouet, petit polisson !

Chez elle quand, le matin,

Ma femme est à sa toilette,

Je sais que le libertin Quitte écriture et latin.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Par la serrure il la guette.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon!

Le fouet, petit polisson !

A ma fille il fait l’amour,

Et joue avec la friponne.

Je l’ai surpris l’autre jour,

Maître d'école à son tour,

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Rendant ce que je lui donne.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Le fouet, petit polisson 1

De le frapper je suis las ;

Mais dans ses dents monsieur gronde.

Dieu ! ne prononce-t-il pas Le mot de c... tout bas?

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zou!

11 n'est plus d'enfants au monde.

Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon !

Le fouet, petit polisson !

GUüafttniifflnuïfflnnrirtufiïinïiaMnnfflBfàumtims

LE CELIBATAIRE.

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