LA MORT DE TRESTAILLON
KX STYl.F nu r.ENRF.
AiB (le toutes les complaiutCH.
Venez tous, bons catholiques, Jésuites, grands et petits,
■ Les chansons do Trestaillon , de Nabttchodonosorf de la Messe du Saint-Esprit, de la Garde 7mtionale et du I^ouvel Ordre du jour n'ont
DE BÉRi Fort de sa cocard A tuer des protesl Il consacrait tout s Sans excepter le d Car il s'était proci Des dispenses du
Des nobles porten Nos magistrats so
Le clergé, la larme à l'œil, Marche avec croix et bannière.
Ainsi l'on ne dira pas
Surtout la cour en fut aux anges ; Et les brocanteurs de louanges Répétaient sur des harpes d'or :
Gloire à Nabuchodonosor!
Répétons sur nos harpes d'or :
Gloire à Nabuchodonosor!
Un journal écrit par des cuistres Annonce qu'avec ses ministres Tel jour le prince a travaillé Sans dormir, quoiqu'il ait bâillé.
La cour s'écrie : 0 temps prospère !
Ce n'est point un roi, c'est un père.
Répétons sur nos harpes d'or :
Gloire à Nabuchodonosor !
Il hume tout Tencens des mages, Mais paye un peu cher leurs hommages ; Prêtres et grands veulent d'un coup Rendre au peuple bât et licou.
Môme, si Thistoire en est crue.
Le roi s*attelle à leur charrue.
Répétons sur nos harpes d*or :
Gloire à Nabuchodonosor!
Le peuple indigné prend un maître D'autre espèce, pire peut-être.
Vite les courtisans ingrats Du roi déchu font un bœuf gras, Et sans remords le clergé même S'en régale tout le carême.
Répétons sur nos harpes d'or :
Gloire à Nabuchodonosor!
Bardes que la cassette inspire, Tragiques à mourir de rire.
Traitez mon sujet, il plaira ; La censure le permettra. {Bis.) Oui, parfumeurs de la couronne, La Bible à quelque chose est bonne.
Répétons sur nos harpes d'or :
Gloire à Nabuchodonosor!
« Viens voir à quoi la Charte est bonne. n De ce lourd carrosse on fait un en c(ii<. (( Saint-Esprit, descends, descends jusqu'en bas. c( — Non, dit rKsprit-Sainl, je ne descends pas. »
In linancier vient : « Sandis !
a Dil-il, nous prends-tu pour d'autres?
c( Pour gagner le paradis,
« J*ai doré mes patenôtres.
« Tremble de perdre ton emploi :
« J*ai séduit des gens plus huppés que toi;
« J'ouvre un emprunt : viens, sois des nôtres; « De notre embonpoint nos amis sont gras. (( Saint-Esprit, descends, descends jusqu'en bas. (( — .Non, dit l'Esprit-Saint, je ne descends pas. «
Un magistrat crie aussi :
(( Oses-tu te faire attendre?
c< Ma Thémis a. Dieu merci !
c< De bons jurés à revendre.
« Chaque juge est un homme à moi, a Qui jette en passant sa carte chez toi.
Ci Crains de voir jusqu'où peut s'étendre a La main de Justice au bout de mon bras. « Saint-Esprit, descends, descends jusqu'en bas. (1 — Non, dit TEspril-Saint, je ne descends pas. »
« S'il persiste, il faudra bien, « Dit Frayssinous, qu'on s'en passe.
« D'ailleurs, la cour, pour soutien, « ÏVélere en tout saint Ignace.
DK DERANGER. ùHo
u Monlrouge a miné tout Paris; « La Sorboime aussi sort de ses débris.
« La jeunesse est dans notre nasse, c< Et les hausse-cols font place aux rabats. v< Saint-Esprit/ descends, descends juscju^en bas. c< — Non, dit TEsprit-Sainl, je ne descends pas. »