‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger :Chapitre 124 sur 129 · LA GARDE NATIONALE · texte numérisé non relu

LA GARDE NATIONALE

SUR SON LICENCIEMENT PAR CHARLES \ Air : Haite-lù!

Pour tout Paris quel outrage !

es.

ourage ?s? (B/x.)

C'est quelqu' noir projet qui perce.

Morblçu ! pour nous prêter secours, Il faut qu' chacun d' nous s'exerce.

Du mêm' pied partons toujours.

K cessons pas, Chers amis, d' marcher au pas.

Moitié d' la garde nationale S* composait d'anciens soldats; Des braves d' la gard' royale Aussi faisions-nous grand cas.

Sans r ministère, nul doute Qu'on eût pu nous voir quelqu' jour, Dans not' verre eux hoir' la goutte, Nous, marcher à leur tambour.

N' cessons pas, Chers amis, d' marcher au pas.

Nos voix ont paru sinistres.

D' nouveau pourtant il faudra Crier à bas les ministres.

Les jcsuit' et cjetera.

Pour son argent j' crois qu' la foule A bien 1' droit d* former un vœu; N'est-c' que quand la maison croule Qu'on permet d' crier au feu?

N' cessons pas.

Chers amis, d' marcher au pas.

Au lieu d' monter à la Chambre, Nous aurions bien dû, je 1' sens,

— Notre ancien, qu' pensez-vous d* la guerre?

— Mon p'iit, ça n*ira jamais bien !

V'ià z'un princ' qui n' s'y connaît guère : C'est un' poir' moir de bon chrétien.

Bientôt V fils d'Henri Quatre

Voudra qu'un jour d'action

— Notre ancien, qu'es' qu' c'est que l' Trappiste Avec tous ces Chouans dégu'nillés?

— Mon p'tit, y vont grossir la liste Des gens qu' la France a r'habillés.

Afin qu' pour leur vengeance Leurs frèr's soient massacrés, Us font un' sainte alliance Avec nos émigrés.

Brav' soldats, v'ià lord' du jour :

Point d' victoire

Fa niiîs ftiiivAnt 1p vÎpÎI uf^nfro.

DE BÉRANGER. r»80

Si la France en alarmes Porte un trop lourd fardeau, Pour essuyer ses larmes, Reprenons not' vieux drapeau !

Air : Eh! gai, gai, gai, mon officier!

Eh! gai, gai, gai, de profanais I Ma femme A rendu Tâme., Eh! gai, gai, gai, de profundis!

Qu'elle aille en paradis.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis!

Ma femme

isl

Hélas! le ciel lui-même Avait tissu nos nœuds :

Dieu! faut-il lui survivre?

Me faut-il la pleurer?

Non, non, je veux la suivre. . .

Pour la voir enterrer.

J'entends encor le verrou qui résonne, Et dans ma main fait trembler mes pipeaux. Allez, enfants; mais n'éveillez personne : Mon médecin m'ordonne le repos.

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