‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger :Chapitre 88 sur 129 · BOUOUETIÉKE ET LE CROQUE-MORT · texte numérisé non relu

BOUOUETIÉKE ET LE CROQUE-MORT

Air : Le cœtn à h danse , ek.

Je n' suis qu'un' bouqu'tière et j' n'ai rien ;

Mais d' vos soupirs j' me lasse, Monsieur V croqu'mort, car il faut bien

Vous dir' vot' nom-z en face.

Mais, si tant d' gens qu'ont les honneurs

Vous doiv' tous un pourboire, Y en a plus d'un, sans m' vanter, Qu' j'avons fait ressusciter.

Encor jeune et jolie.

Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins, Et n' me sens point l'envie De passer par vos mains.

J* ferai courte et bonne, et, j'y consens,

En passant, venez m' prendre; Mais qu' ce ne soit point-z avant dix ans :

Adieu, croqu*mort si tendre.

P't-êt' bien qu'en s'impatientant, Un' pratiqve vous attend.

Encor jeune et jolie.

Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins.

Et n' me sens point l'envie

De passer par vos mains.

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