BOUOUETIÉKE ET LE CROQUE-MORT
Air : Le cœtn à h danse , ek.
Je n' suis qu'un' bouqu'tière et j' n'ai rien ;
Mais d' vos soupirs j' me lasse, Monsieur V croqu'mort, car il faut bien
Vous dir' vot' nom-z en face.
Mais, si tant d' gens qu'ont les honneurs
Vous doiv' tous un pourboire, Y en a plus d'un, sans m' vanter, Qu' j'avons fait ressusciter.
Encor jeune et jolie.
Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins, Et n' me sens point l'envie De passer par vos mains.
J* ferai courte et bonne, et, j'y consens,
En passant, venez m' prendre; Mais qu' ce ne soit point-z avant dix ans :
Adieu, croqu*mort si tendre.
P't-êt' bien qu'en s'impatientant, Un' pratiqve vous attend.
Encor jeune et jolie.
Moi, j' vends rosiers, lis et jasmins.
Et n' me sens point l'envie
De passer par vos mains.