‹ Œuvres complètes de P. L. CourierChapitre 136 sur 199 · LETTRE DE M. BOISSONADE · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. BOISSONADE

Parif , I« 6 ocloàra 1810.

Monsieur, votre beau , votre rare , votre excellent volume m’est arrivé il y a peu de Jours ; je ne sais combien de remerciments il faut vous faire pour ce cadeau inestimable ; je vous en envoie un million , et encore ce n’est guère. Je n’ai lu encore que la préface très-élégante et les premières pages , et J’aurais attendu à vous en parler

' \a IfUr» à M. Renouard.

lettres INEDITES,

que Je fusse plus avancé, s'il n'étalt de la plus haute Importance que je vous instruise avant tout de ce que j'ai appris hier.

La Gazette de France ayant annoncé votre découverte il y a bien deux ou trois mois, M. Re- Douard ayant distribué une brochure que vous connaissez sans doute , M. Petit-Uadel ayant traduit en vers latins votre fragment , j'ai cru ne pouvoir me dispenser, en rendant compte du Ix>ngus de ce médecin , de parler de votre traduction, et d'en citer quelques passages. Hier, j'ai été moi-même chercher à son bureau un des chefsde la directionde la librairie, qui s'était plusieurs fois présenté chez moi sans me trouver ; il m’a demandé de qui je tenais l'exemplaire de votre Ix>ngus ; je lui ai dit que c’était de vous. — Par quelle voie 7 — Que je n’en savais rien. Etcela est vrai. Comme cet employé est un fort galant homme que je connais un peu , nous avons causé assez longtemps de ce qui vous concerne. Il m’a dit que Renouard d'après sa brochure , et M. Petit-Radel d'après sa traduction , avaient été questionnés comme moi d’après mon article ; que vingt-sept exemplaires avaient été arrêtés à Florence , que des ordres avalent été envoyés à Rome pour saisir le grec.

Ma lettre arrivera-t-elle à temps? Vos exemplaires sont-ils en sûreté? Il me tarde d’avoir de vos nouvelles.

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