ESSAI SUR LA VIE ET LES ÉCRITS DE PAUL-LOUIS COURIER
• ou six siècle.x ! à cette heure, en plaine roulant ,
• rien ne le peut plus arrüter. •
C’est parmi ces espérances d'un temps meilleur pour la France et pour l'humanité , que Tardent ennemi des oppresseurs de grande et de |>etitc taille , héros ou cagots, semblait pressentir à la fois et la fin etl'inutilitéprochainedeson rdlede pamphlétaire. Il y a six ans de cela, et certes le coche n'est point resté depuis lors immobile. Hier il avançait , aujourd'hui il recule. C'est toujours la lutte des passions et des ineptes fantaisies de quelques débris d'ancien régime contre les résultats de la révolution. Assurés de vaincre un jour, mais pressés d'en finir, qui de nous n'a point senti cruellement dans ces derniers temps l'absence de Paul-I.ouis Courier? Combien
de fois ne s'est-on pas surpris à penser qu'en tel acte arbitraire ou honteux, le pouvoir qui se riait des attaques concertées de cent jouniaux, eOt tremblé à l’idée de rencontrer la petite feuille du pamphlétaire? Non, Courier n'est point oublié et ne le sera point. La place qu'il occupa dans nos rangs demeurera vide jusqu'à la On du combat. Mais, avant de rencontrer sa destinée, il a du moins gravé sur l’airain tous les sentiments qui lui furent communs avec nous , et qui absoudraient cette génération, si jamais elle était accusée d’avoir été muette spectatrice de toutes les hontes de la France depuis quinze ans.
ARMAND CARRFX.
I” décembre ISM.