VIEILLES « BONNES CHANSONS
iTQEU FINAL
0 l'Innocente que j'adore De tout mon cœur, eu attendant Qu'à ce bonheur timide encore S'ajoute le Plaisir ardent,
Vienne l'instant, ô l'Innocente, Où, sous mes mains libres enfin, Tombera l'armure impuissante De la robe et du linge fin ;
(1) Ces trois pièces sont écrites de la main de Verlaine sur papier d'hôpital, sans autre indication de date que ce ifU:9- 1870. Pourtant ce ne doit pas être une copie d'anciens vers car il y a des corrections et des surcharges. Le papier d'hôpital porte la mention de série B e -24, la môme que la feuille où est écrite le Frontispice pour un livre nouveau qui, lui, est daté du 7 septembre 1894, hôpital Bichat. Ces trois pièces ont donc été faites ou récrites de mémoire vers décembre 1894. Elles sont destinée? au volume : Varia.
VARIA
Et luise au jour chaud de la lampe Intime de ce premier soir, Ton corps ingénu vers quoi rampe Mon désir guettant son espoir,
Et vibre en la nuit nuptiale.
Sous mon baiser jamais transi, Ta chair naguère virginale, Nuptiale alors, elle aussi!