‹ uvres complètes de Paul VerlaineChapitre 15 sur 86 · I/ÉCOLIÈRE · texte numérisé non relu

I/ÉCOLIÈRE

Je t'apprendrai, chère petite,

Ce qu'il te fallait savoir peu

Jusqua ce présent où palpite

Ton beau corps dans mes bras de dieu

Ta chair si délicate est blanche, Telle la neige et tel le lys ; Ton sein aux veines de pervenche Se dresse en deux arcs accomplis ;

Quant à ta bouche, rose unique, Elle appelle mon baiser fier ; Mais sous le pli de la tunique, Rit un baiser encor plus cher,

VARIA

Tu passeras d'humble écolière, J'en suis sûr et je t'en réponds, Bien vite au rang de bachelière Dans l'art d'aimer les instants bons

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