‹ uvres complètes de Paul VerlaineChapitre 31 sur 86 · RETOUR · texte numérisé non relu

RETOUR

La mer est douce comme un ccur

Et je rentre dans la patrie...

La mer est forte comme un cœur...

Mon cœur est doux comme la mer, Et je salue encor la France.

Mon cœur est fort comme la mer.

La mer est dure et mon cœur dur Comme la vengeance et la haine.

La mer moins que mon cœur bat dur.

La mer est calme, et mon cœur donc ?

Tout est passé, Irombe et bonace.

Mon cœur est calme, et mon cœur, donc !

La mer est immobile, — et moi Je suis impassible au possible.

La mer est immobile, et moi ?

VANIA

Moi je suis la mer, et la mer C'est moi, pire et meilleur encore, Moi je suis pire que la nier

Et meilleur qu'elle, et dieu meilleurs

Et bien pires ines ire.s et

Mes amours craehunt morts et fleurs,

Fleurs et pleurs et mou cœur avec Mon cœur qu'escortent «les mouettes Gaiement tristes, claquant du bec

Comme de froid et voletant, En faibles et milliards caprices, Comme sur du feu voletant,

Du feu qui sourdrait de ce cœur Emu comme la mer, et calme Mieux et pis qu'elle, pauvre cœur,

Pauvre cœur d'orale et de pleurs Plus salés que toutes les vagues.

Pauvre cœur d'orage et de pleurs...

Salut France î Et qui m'attend donc,

Puisqu'enfin voici la patrie?

Le calme sans doute et tant doncl

On n'est pas toujours accueilli Ainsi qu'on s'attendait à retre, Qui donc est toujours accueilli?

VARIA

Qui donc est toujours recueilli Des absents qu'on irai tendait gu^re, Qui donc a toujours accueilli?

0 mer douce comme mon cœur,

0 mon cœur plus don y qu'elle encore,

Vous si durs aussi, mer et cœur,

Vous si calmes, ô cœur et mer,

Immobile mer. impassible

Cœur, — qu'attendre ici, cœur et mer,

Sinon plutôt du doux amer...

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