FÉROCE
Tu m'as vu mourant presque, Ou plutôt presque mort, Formant une arabesque De mon bras qui se lord,
Kcarquillant des yeux De folie et de rôve, A soi-même odieux Attendant qu'on les crève.
Balbutiant des sons Sans pouvoir les produire, Moi, chanteur de chansons Sans pouvoir te les dire...
Je crois, on me l'assure, Que, douce, une pitié Te prit, non sans mesure, Puis désapiloyé, Tou cœur cria : c'est bien lui qu'il faut qu'on torture 1
A CELÏMÈXE
Bon, encore une trahison !
Quand serons-nous à la millième ?
Ça vaudra mieux que de raison !
J'aime en toi ce trésor sans fin D'amour en dehors l'un de l'autre Et j'approuve ta belle faim.
Je ne comprends guère Strindberg
— Un nom qu'à grand'peine on prononce
De titre froid, tel un Spitsbcrg.
Plus tu nous auras tous faits tels Que tu le veux j'espère, chère Qu'alors, sur nos fronts immortels,
Pousseront aux prés, dans les bei-s, Partout, autant de cornes belles Que ton cœur a de beaux émois.
VARIA
Et ce te sera sous le ciel, Témoin de l'auguste mystère.
Quel hommage torrentiel
De tous les cocub de la terre !
11 Février 1S95.