AVERTISSEMENT
Serï^ant de Képonse àu troisième Précis
du Comte de la Blache , depuis son grand Mémoire.
Apbés avoir vu le comte de la Blache délayer le mot Fripon dans son encrier , en noircir outrageusement soixante-douze pages , et les publier contre moi; Pon doit être assez étonné que de ma part, le mot Calomniateur fondu dans soixante-douze autres pages bien noircies , n'ait pas encore vengé mon honneur , repoussé l'injure et justifié l'acte du i^^ avril 1770 : mais le lecteur trop judicieux pour m'a voir blâmé sans m'en tendre, est aussi trop éclairé pour me blâmer lorsqu'il m'aura entendu.
Le comte de la Blache, encore plus étonné de mon silence , que le lecteur ^
Mémoires. IL i
a AYERTISSEMENT
n'a pu s^ea taire , et dans un quatrième Mémoire en réponse au Précis pour moi ^ fait et publié sans moi , par un avocat au Conseil , où TafFaire est traitée beaucoup trop légèrement , suivant l'expression même de mon adversaire , le comte de la Blache s'exprime ainsi : Le sieur de Beau^ marchais évite habilement les détails de la discussion du prétendu compte défi-nitif.... Il abandonne le soin de sa RÉPUTATION , au point çu il supp99e que son compte est rempli d'erreurs , d'omis-* sions , de faux et doubles emplois..^... Il promet néanmoins de jHStifîer publique'^ ment jusqu'à la dernière syllabe de l'acte ; mais quand s'acquitteront-^il de cette prO'^ ^ messe? ce sera^ dit-ïl... après la cassation de l'arrêt ; QUELLE MODESTIE î
Ainsi le comte Falcoz de la Blache et son avocat, trop bien instruits l'un et l'autre des .obstacles qui retardaient la publication de mon Mémoire , triomphent de mon silence dans le leur. Si la ruse «st permise en procès comme en guerre ,
JbEÀI. DE BEÀDMÀRCHAÎS. §
ils ont toujours raison tant qu'ils m'empê-5, chent de parler : mais grâce à la justicd de Monseigneur le Garde des Sceaux 5 c'est eiifîn ce que j'ai la liberté de faire.
Je vdus prie , Lecteur, de ne pas oublier ce que vous venez de lire du comte de la BlachCé Je vous prie encore de vous rap-^ peler les reproches publics qu'il m'a faits et fait faire , Pan passé , sur les lettres de Mesdames , qu'il m'accusait faussement d'avoir f^riquées dans le temps que nous plaidions aux Requêtes de l'Hôtel;
Rappelez-vous aussi , comment je mei suis justifié dé cette calomnie dans l'un de mes misérables Mémoires contre Goëzman , que je suis bien désolé d'avoir composés , puisqu'ils ont eu le malheur de dé-' plaire à la justice d'alors , et parce qu'il semble que je ne leur aje donné le jour que pour avoir là douleur de les voir brûler vifs dans la cour du Palais 5 qui y comme on sait ^ est la Grève des livres.
J'ai l'assurance aujourd'hui de rappelé!!^ le trait du comte de la Blache, éclaire»