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V>E Mémoire ; examiné cle sang froid ^ est plein de fautes ^ et sent partout Pardeur et la précipitation. Je crois qu'il serait beaucoup meilleur à recommencer qu'à corriger;, cependant on ne doit pas y laisser subsister des choses eiagiérées 9 plates ou mal dites , ou qui pe.uyent offenser quelqu'un. C'est déjà trop pour moi que d'être forcé , par )e comte de la Blache , à lui dire des vérités un peu dures.
Page 3o , ligne 8 , au lieu àe fonds placés à trente'
pour cent dans les vivres ^ mettez ces mots , plus avanta*^
censément. De fort honnêtes gens m'ont prouvé que ce
bénéfice était non seulement impossible ; mais d'une exa-
|ération peu honnête sur une affaire que M. Duverney «
conduite aussi long-temps. Mon excuse est simple : je
n'aurais pas mieux demandé que de savoir par moi-même
ce qui en était. M. Duverney n'a pu me faire entrer dans
la compagnie , je suis tout platement un ignorant, de ses^
gains , et point du tout un critique de ses bénéfices.
Pag. 96, et ce ricïie légataire jouît à présent déplus deàeux cent mille lii^res de rente. On m'a fait observer que le comte de la Blache , qui en aura bien davantage un jour , ne les a pas encore tout à fait. Eh , mon Dieu ! ja 'es lui souhaite , puisse-t-il bientôt les avoir, et des millions par delà î et qu'il me laisse tranquille !
Pag. 96 , et il aurait douze mille livres de rente de' plus , etc. mettez cinq au lieu de douze, ^e sais positivement aujourd'hui que le contrat qu'il voulait faire passer de la tête de la marquise sa mère sur la sienne , n'est que Je cinq mille ou cinq mille cent livres de rente) cela u^
rend pas le procédé du fils plus honnête , mais cela rend la cilation de l'écrivain plus exacte ) et si c'est moins bien pour lui , c'est mieux pour moi.
Page i33 , au lieu de vos représentants , mettez votre représentant. En effet le reste de la famille de M. Duverney représente honorablement sa personne , et le comte de la Blache^ dans le cas dont il s'agit , ne représente que 8a fortune.
Pag. 62 , ligne 25, quelques gens, de goût disent qu'ils n'aiment point cordialement. Je ne l'aime guère plus qu'eux , oteat cordialement.
Page 38 , ligne 26 , d'autres n'aiment point mouiller de Sueur y etc. Ils disent que cette affectation est collégiale. Je ne l'aime ni ne le hais , cette phrase fut faite avec moins de prétention que de précipitation ; ôtez-la si vous voulez.
En général , on trouve à ce Mémoire beaucoup d'inutilités, des longueurs , des incorrections , etc. Le meilleur errata qu'on puisse donc y faire , c'est que chacun en retranche ce qui lui déplaît. Je serai trop content , pourvu qu'on ne m'ôte point que je suis un honnête homme , et que j'ai raison contre le comte de la Blache : voilà tout ce que j'ai voulu dire.
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