JAMAIS EU LA MOINDRE FAMILIARITÉ £NTR
» IVL Duverney et le sieur de Beaumarchais. » D'où aurait-il donc su que M. Duverney fesait » le comte de la Blache son héritier? ( LespreiS'es I) en vont fourmiller. ) Confie-t-on à des éiran- » gers le secret de ses dernières dispositions? » ( Et de cela aussi. ) Aurait-il osé donner de% » leçons à M. Duverney et s'initier dans les se- » crets de la famille , si même il était vrai qu'il » y eût quelque légère discussion entre l'oncle I » et le neveu ?
— S'il est vrai qu'il y eût quelque légère discussion? Non M, le comte de la Blache, il n'y en avait plus lorsque j'écrivais cette lettre en 1770 , parce que ce neveu , qui n'avait jamais désiré la fortune , mais les bcmnes grâces de son oncle , était content de les avoir recouvrées et ne désirait riqn au-delà.
a5o R É P O N S E I N Cr É N. U E.
Mais vous qui feignez ici de révoquer ces discussions cil doute , vous savez bien que dix ans avant Tépoque de 1 770, il y en avait eu beaucoup! vous savez par Tintrigue et les ruses de qui f ce neveu , liomme du phis grand mérite ^ chef des études de Técole militaire et Tauteur de son code tant estimé^ vous savez par quelle intrigue il se vit écarte de son oncle h Tinstant où le testament se fesaii ou qu^il était prêt à se faire ; car cet acte a précédé de dix ans la mort du testateur, et vous n'ignorez pas non plus par le courage et les travaux de qui, ces deux hommes si dignes de s'aimer furent raccommodés !
Ce jeune homme si dédaigné , qui n^auaît fa-* mais eu , selon vous , aucune familiarité ai^ec M. Dui^ernejr , dès 17G1 , osa seul tenter ce grand ouvrage I car la trame de votre intrigue avait été si bien tissue et tellement serrée, que personne, autour de Tonclc, n'osait plus lui parler du neveu. Et ce je^ne homme tout seul , que M. Duverncy avait initié dans les secrets de ' sa famille, et qui osait déjà lui donner des leçons, suivant vos termes ( page r>o ) mais qui , dans les miens, ne voulait autre chose que prouver a M. Duverncy, qu'on lui en imposait sur le compte de son neveu ; ce jeune honune qui savait , (lès ce temps , que M, Duverncy fosait le comte de la Blache son héritier, et que cet héritier en herbe
RÉPON;SE INGÉNUE. a5r
écartait tous ceux qui pouvaient avoir droit à l'héritage du grand oncle , opposa son courage à rinjuste colère de M. Duverney contre son neveu, ï^endant ce temps , à la vérité , le négociateur fut si bien soutenu par les soins que M- de Mézieu se donnait en Bretagne , pour les affaires de M. Duverney , qu'au retour du neveu, le jeune homme eu question parvint a le remettre dans les bras de son oncle.
Et comme les seules réponses du légataire universel sont de toujours nier les faits , jusqu'à ce qu'enfin la preuve et la confusion publique arrivant à la foi, le fassent tomber dans la rage mue, en le réduisant au silence ; entre dix lettres que M. de Mézieu écrivit de Bretagne en 1761 , au négociateur Beaumarchais , je ne rapporterai que ces fragments d'une seule : ils sont suffisants pour convaincre nos juges et le public , de la candeur des imputations du comte Alexandre- Joseph Falcoz de la Blache , Appelant contre son adversaire , Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Intimé.
Comme je ne puis de ce pays obtenir assez tôt de M. Paris de Mézieu son aveu, pour publier nnede ses anciennes lettres , je lui présente mes excuses de l'imprimer sans sa permission, et je le fais avec d'autant moins de scrupule, qu'elle ne contient que des choses infiniment honorables pour lui.
A Carcé, le 5i décembre I76t«
(c Si j'ai eu quelque impatience , Monsieur , M en ne recevant point de vos nouvelles , l'objet » la rend excusable ^ et vous êtes plus fait que M personne pour en juger , puisque personne ne » connaît mieux que vous le but de mon empres- » sèment, et de quel prix il est pour moi. Je crains » bien que Tenviede m'obligcr ne vous éblouisse w un peu sur les dipositiopcs favorables ou vous n h'assuaez que mon oncle est actuellement a