SCÈNE PREMIÈRE
FANCHETTE seule, tenant d'une main deuœ biscuits et une orange, et de l'autre une lanterne de papier p allumée»
i/ANS le pavillon a gauche, a-t-il dit. C'est celui-ci. — SU allait ne pas venir à présent ! mon petit rôle ••.. Ces vilaines gens de J'offîce qui ne voulaient pas seulement me donner une orange et deux biscuits ! — Pour qui, Mademoiselle? — Eh bien. Monsieur, c'est pour quelqu'un. — Oh nou4 savons. — Et quand ça sérail: parce que Monseigneur ne veut pas le voir^
faut-il qu'il meure de faim ? — Tout ça pourtant
m'a coûté un fier baiser sur la joue ! Que
sait-on? il me le rendra peut-être. ( Elle voit Figaro qui vient ^examiner; elle fait un cri.)
Ah ! {Elle s'enfuit y et elle entre dans le
pai^illon à sa gauche.) 1
FIGARO , un grand manteau sur les épaules , un large chapeau rabattu. BAZILE , ANTO- NIO , BARTHOLO, BRID'OISON , GRIPE- SOLEIL , troupe de Valets et de Travailleurs.
Figaro^ d'abord seul.
V-/^EST Fanchette ! ( Il parcourt des yeux^ les autres à mesure qu'ils arrii^ent, et dit d'un ton farouche ) : bon jour , Messieurs : bon soir : êtes-vous tous ici ?
Ceux que tu as pressés d'y venir.
Figaro.
Quelle heure est-il bien à peu-près?
Antonio regarde en Vair. La lune devrait être levée. •
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