‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 107 sur 279 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Eh quels noirs apprêts fais-tu donc ? Il a Tair d'un conspirateur !

Figaro, s'agitant.

N'est-ce pas pour une noce , je vous prie , que vous êtes rassemblés au château ?

Cè-ertainement.

Antonio.

Nous allions là bas , dans le parc y attendre un signal pour ta fête.

Figaro.

Vous n'irez pas plus loin , Messieurs ; c'est ici, sous ces maronniers, que nous devons tous célclprer Thonnête fiancée que j'épouse , et le loyal seigneur qui se Test destinée.

B A z 1 L E se rappelant la journée.

Ah ! vraiment, je sais ce que c'est. Retironsnous , si vous m'en croyez : il est question d'un rendez-vous : je vous conterai cela près d'ici.

Brid'oison à Figaro.

Nou-ous reviendrons.

Quand vous m'entendrez appeler^ ne man'^ quez pas d'accourir tous y et dites du mal de Figaro ^ s'il ne vous fait voir une belle chose*

Bartholo.

Souviens « toi qu'un homme sage ne se fait point d'affaire avec les grands.

Je m'en souvieus.

Bartholo.

Qu'ils ont quinze, et bisque sur nous par leur

état.

Figaro.

Sans leur industrie , que vous oubliez. Mais souvenez-vous aussi que l'homme qu'on sait timide ^ est dans la dépendance de tous les fripons.

Bartholo*

Fort bien.

Figaro.

Et que j'ai nom de Ferle-allure , du chef honoré de ma mère.

Bartholo.

Il a le diable au corps.

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