‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 112 sur 279 · FIGARO, CHÉRUBIN, LE COMTE, LA COMTESSE, SUZANNE · texte numérisé non relu

FIGARO, CHÉRUBIN, LE COMTE, LA COMTESSE, SUZANNE

Figaro et Suzanne retires de chaque côte' sur le devant.

CnÉanBiM, en habit d'officier ^ arrive .en chantant gatment la reprise de Pair de la Romance.

Xja, la, 1»,

etc.

J'avais une marraine, Que toujours adorai.

La Comtesse, à part.

Le petit page I

Chérdbin s*arréte.

On se promène ici; gagnons vite mon asjle , où ]a petite Fancheiie..... C'est une femme !

La Comtesse écoute.

Ah grands Dieux \ «

Chékubin se baisse en regardant de loin.

Me trompe - je ? à cette coiffure en plumes qui se dessine au loin dans le crépuscule ^ il me

semble que c'est Suzon.

Là Comtesse à part.

Si le comte arrivait!

Le Comte parait dans le fond.

Chérubin s^apptryche et prend la main de la Comtesse, qui se défend.

Oui y c'est la charmante fille qu'on nomme Suzanne : eh pourrais - Je m'y méprendre à la douceur de cette main; à ce petit tremblement qui Ta saisie ; surtout au battement de mon cœur! ( // veut y appuyer le dos de la main de la Corn-tesse ; elle la retire. ).

La Comtesse bas.

Alle?-vous-en.

Chérubin.

Si la compassion t'avait conduite exprès dans cet endroit du parc , où je suis caché depuis tantôt.

La Comtesse*

Figaro va venir.

Le Comte s^a$^ançanty dit à part.

N'est-ce pas Suzanne que j'aperçoîs ?

Chérubin à la Comtesse.

Je ne crains point du tout Figaro^ car ce n'est pas lui que tu attends.

La CoMTESSEf

Qui donc !

Le Comte à part.

Elle est avec quelqu'un.

Chérubin.

C'est Monseigneur^ friponne , qui t'a demande ce rendez- vous, ce matin ^ quand j'étais derrière le fauteuil.

Le Comte, à part y apec fureur.

C'est encore le page infernal I

Figaro, à part^ .

On dit qu'il ne faut pas écouter !

Suzanne, à part.

Petit bavard !

La Comtesse, au Page.

Obligez-moi de vous retirer.

Chérubin.

Ce ne sera pas au moins sans avoir reçu le prix de mon obéissance*

La Comtesse effrayée^ Vous prétendez?. ..

Chérubin, avec feu.

D'abord vingt baisers , pour ton compte , et puis cent pour ta belle maîtresse.

La Comtesse.

Vous oseriez?

Oh que oui , j'oserai ; tu prends sa place auprès de Monseigneur ; moi celle du Comte auprès de toi : le plus attrapé, c'est Figaro.

Figaro, à part.

Ce brigandeau !

Suzanne, à part.

Hardi comme un page.

CuÉRUBiN 'veut embrasser la Comtesse*

Le Comte se met entre deux et reçoit le baiser.

La Comtesse se retirant.

Âli ciel !

Figaro à part^ entendant le baiser.

J'épousais une jolie mignoune !

(// écoute*)

Chérubin tdtant les habits du Comte.

{A part.) C'est Monseigneur. (// s'enfuit dans le pauilion ou sont entrées Fanchette et Marceline. )

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