‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 147 sur 279 · FLORESTINE, LE COMTE, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

FLORESTINE, LE COMTE, BÉGEARSS

Florestine^ un boujguet au côté^

yJîi vous disait , Monsieur , 6i occupé , que je n'ai pas osé vous fatiguer de moU respect.

Occupé de toi, mon enfant! ma fille! Ah! je me plais à te donner ce nom ; car j'ai pris soin de ton enfance. Le mari de ta mère était fort dérangé : en mourant il ne laissa riein. EUe-mâme , en quittant la vie , t'a recommandée h me^ 6oios« Je lui engageai ma parole ; je la tiendrai, ma fille, en te donnant un noble époux. Je te parle avec liberté devant cet ami qui nous aime. Regarde autour de toi'; choisis! ne trouves -tu personne ici, digne de posséder ton cœur!

. Florbstimb, lui baisant la main.

Vous l'avez tout entier , Monsieur , et si je me vois consultée, je répondrai que mon bonheur est de ne point changer d'état. — Monsieur votre fils en se mariant ( car, sans doute, il ne res-

Théâtre. IL 34

Syo LA MÈRE COUPABLE,

tera plus dans Tordre de Malte aujourdliui ) ; Moûsieiir votre fils , en se mariant , peut se séparer de son pèr^. Ah! permettez que ce soit moi qui prenne soin de vos vieux jours ! c'est un devoir , Monsieur y que je remplii*ai avec joie«

Le Comte.

Laisse , laisse Monsieur réseryé pour rindifférence ; on ne sera point étonné qu'une enfant si reconnaissante me donne un nom plus doux ! appelle-moi ton père.

Bégeakss.

Elle est digne ^ en honneur^ de votre confidence entière Mademoiselle , embrassez ce

bon , ce tendre protecteur. Vous lui devez plus que vous ne pensez. Sa tutelle n'est qu'un devoir.

Il fut l'ami l'ami secret de votre mère..... et^

pour tout dire en un seul mot

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