‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 164 sur 279 · BÉGEARSS · texte numérisé non relu

BÉGEARSS

Oh ! que vous allez regretter une fureur déraisonnable !

Léon.

C'est ce que nous verrons bientôt.

Bécearss, affectant une dignité froide.

Léon! vous aimez Florestiue;.il y along^temps

«HABn^feM^^M^idb

que je le vois Tant que votre frère a vécu ,

je n'ai pas cru devoir servir un amour malheureux

qui ne vous conduisait à rien. Mais depuis qu'un

funeste duel ^ disposant de sa vie ^ vous a mis en

sa placé 9 j'ai eu l'orgueil de croire mon influence

capable de disposer M. votre père à vous unir à

celle que vous aimez. Je l'attaquais de toutes les

manières ; ' une résistance invincible a repoussé

tous mes efforts. Désolé de le voir rejeter un

projet qui me paraissait fait pour le bonheur de

tous Pardon, mon jeune ami^ je vais vous

affliger; mais il le faut en ce moment^ pour vous

sauver d'un malheur éternel. Rappelez bien votre

raison, vous allez en avoir besoin. — J'ai forcé

votre père à rompre le silence ; à me confier son

secret. O mon ami ! m'a dit enfin le comte : je

connais l'amour de mon fils ; mais puis - je lui

donner Florestine pour femme ? CeUe que l'on

croit ma pupille elle est ma fille ; elle esc sa

sœur.

L É o N ^ reculant wi^ement.

Florestine ? ma sœur ?..•••

Bégearss.

Voilà le mot qu'un sévère devoir Ah ! je

vous le dois à tous deux : mon silence pouvait vous perdre. Eh bien ! Léon , voulez-vous •vous battre avec moi ?

A C T E 1 1. SgS

Léon*

Mon généreux ami I je ne suis qu'un ingrat i un monstre ! oubliez ma rage insensée*.....*

Bégearss^ bien tartuffe.

Mais c^est à condition que ce fatal secret ne

sortira jamais Dévoiler la honte d^un père ,

ce serait un crime.....

L É o N ^ se jetant dans ses bras.

Ah ) jamais.

Bl. L, ■ ^gagstai Sac

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