‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 17 sur 279 · ACtE PREMIER. 7g · texte numérisé non relu

ACtE PREMIER. 7g

Mon sexe est ardent, mais timide : un certain

charme ^ beau nous attirer vers le plaisir ^ la

femme la plus aventurée sent en elle une voix

qui lui dit : Sois belle si tu peux^ sage si tu

veux; mais sois considérée ^ il le faut. Or^

puisqu'il faut être au moins considérée^ que toute

femme en sent F-importance; effrayons d'abord

la Suzanne sur la divulgation des ofifres qu'on

lui fait.

Bauthol^,

Où cela mènera-t-il ?

Marceline.

Que la honte la prenant au coUet » elle continuera de refuser le comte , lequel pour se venger , appuiera l'opposition que j'ai faite à son mariage; alors le mien devient certain.

Bartholo.

Elle a raison. Parbleu t c'est un bon tour que de faire épouser ma vieille gouvernante au coquin qui fît enlever ma jeune maîtresse.

Marceline, vite.

Et qui croit ajouter à ses plaisirs en trompant mes e&péranceêè

Bartaolo^ wte^

Et qui' m'a volé dans le temps cent écus que j'ai sur le cœur.

Marceline.

Àh quelle volupté !•••••

Bajltholo.

De punir un scélérat.*..

Marceline.

De répouser ^ docteur ^ de Tépouser!

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