‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 16 sur 279 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

sex-Tôus <}e la mienne à ce prix ? Ne le derez- T0U8 pas ? Où est le souvenir de vos engagements? Qu'est devenu celui de notre petit Emauuel ^ ce fruit d'un amour oublié^ qui devait nous conduire k des noces?

Bartholo étant: son chapeau.

Est-ce pour écouter ces sornettes que vous m'avez £iit venir de Séville? Et cet accès d'hymen qui vous reprend si vif.

Marceline.

Eh bien I n'en parlons plus. Mais si rien n'a pu vous porter à la justice de în'épouser^ aidez^ moi donc du moins à en épouser un autre.

Bartholo.

Ab ! volontiers : parlons. Mais quel mortel abandonné du ciel et des femmes ?......

Eh ! qui pourrait-ce être » docteur y sinon le beau y le gai ^ l'aimable Figaro ?

Bartholo.

Ce fripon-là ? . . .

Marceline.

Jamais iàchéi (puj<Hirs eu belle humeur ; don-

nant le présenta la joie , et s'înquiétant de Tatemir tout aussi peu que du passé ; sémillant , généreuic I généreux......

Bartholo.

Comme un voleur.

Marceline.

Comme un seigneur ; charmant edfin : mais c^est le plus grand monstre I

Bartholo,

Et sa Suzanne?

Marceline.

Elle ne l'aurait pas , la rusée ^ si vous V^ouliez m'aider^ mon petit docteur^ à faire valoir un engagement que j'ai de lui.

Bartholo.

Le jour de son mariage ?

On en rompt de plus avancés : et si je ne craignais d'éventer un petitsecret des femmes I....

Bartholo.

En ont-elles pour le médecin du corps ?

Marceline.

Ah ! vous savez que je n'en ai pas pour vous.

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