‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 180 sur 279 · BÉGEARSS, SUZANNE · texte numérisé non relu

BÉGEARSS, SUZANNE

SuzÀNP^E, accourant , faif un cri d^étonnement^ de nx>ir un autre que Figaro.

A. H I (-^ part. ) Ce n^est pas lui !

B É G E ▲ rc s s.

Quelle surprise! Et qu'attendais-tii doue?

S u z ^N i^E se remettant.

Personne* On se croit seule ici

BÉGEAR6S.

Puisque je Vy rencontre, un mot avant le comité.

Suzanne.

Que parlez-vous de comité? réellement de^ puis deux ans on n'entend plus du tout la langue de ce pays !

Bégearss, riant sardoniquement.

Hé ! hé ! ( // pétrit (Iwis sa boite une prise

de tabac y d^un air content de lui.) Ce oomité, ma chère , est une conférence entre la comtesse , son fils, notre )eune pupille et moi, sur le grand objet que tu sais.

Suzanne.

Après la scène que j'ai vue , osez-vous encore Tespérer?

Bégeakss, bien fat.

Oser Fespérer! Non. Mais seulement*...*

Je l'épouse ce soir*

SozArir<£, wi^ement.

Malgré son amour pour Léon ?

Théâtre. IL a8

434 LA MÈRE COUPAPLE,

Begearss.

Bonne feminel qui me disais : Si "vous faites cela. Monsieur..*..

Suzanne.

£h ! qui eût pu Timaginer ?

Bëgearss^ prenant son tabac en plusieurs fois.

Éiîfîn , que clit-ôn ? parle-t-on 7 'ï'oi qui vis dans rîniérieur , qui as Inonneurdes confidences; y pense-t-on du bien de moi? car c'es't-là le point . important*

L^TriI()ortiant Refait de âaybli* quel talisman Touà êiûplo;^ef2 pà\A Q'ôiïïitàét toûâ leS esprits*? iWoiisicfur ne i^àrlè dé tous qu^arec enthousiasme ! ma maîtresse vous porte aux niiéSÎ i^oh fils n'a d'espoir qu'en vous seuil notre pupille vous révère !

Bégearss^ d'un ton bien fat ^ secouant le. tabac

. , de son Jabot.

Et toi , Suzanne , qu'en dis-tu ?

Ma foi , Monsieur ^ je vous admire ! Au milieu du désordre jiffreux que vous entretenez .ici , vous seul êtes calme et tranquille ; il me semble

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