‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 181 sur 279 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

entendre un génie qui &it tout mouvoir à son

gré. .

, Bégearss^ bien fat.

Mon enfant, rien n'est plus aisé* D'abord il n'est que deux pivots sur qui roule tout dans le monde , là morale et la politique. La morale , tant soit peu mesquioe, consiste à êti*e juste et vrai ; elle est, dit-on, la clef de quelques vertus

routinières.

S u Z A N N Ji.

Quant a la politique ?.....

Bégearss, auec chaleur.

"AK!- c'^est Fart de créer des faits, de dominer, en secouant, les événements et lès hommes; Fintérêt est son but ; TiatrigiLie son moyen : toujours sobre de vérités , ses vastes et riches conceptions sont un prisme qui éblouit. Aussi profonde que TEtna, elle brûle et gronde longtemps avant d'éclater au-dehors ; niais alors rien ne lui ré^ist/e : elle exigé de hauts talents : le scrupule seul peut lui ntiire; {en riant) c^est le secret des négociateui^s.

Suzanne.

Si la morale ne vous échauffe pas , l'autre , en revanche, excite en vous un assez vif enthousiasme !

Bégearss^ averti^ revient à lui.

Eh! ce n'est pas elle; c'est loi! — Ta

comparaison d'un génie..*.. — Le cheyalier yient; laisse-nous.

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